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Ce que monsieur Legault ne vous dit pas...

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Vous l’avez entendu comme moi, François Legault veut rouvrir graduellement les écoles et les CPE. Soyons honnêtes, Legault n’avait pas vraiment le choix de le faire. Je suis chef d’entreprise et maman d’un garçon de deux ans et depuis plusieurs semaines, je tiens à bout de bras (et avec une super équipe) notre PME de 25 employés, tout en prenant soin de mon fils avec heureusement, mon amoureux.  J’ai pris la décision de maintenir l’entreprise ouverte à équipe réduite, étant donné que 50% de notre clientèle sont dans des secteurs essentiels et qu’on leur fournit des pièces nécessaires au bon fonctionnement de leur usine. Mon chum et moi, nous avons été chanceux dès le départ lorsque Legault a annoncé la fermeture des entreprises essentielles, puisqu’on travaille au sein de la même entreprise. Nous avons donc pu nous aménager un horaire d’alternance de présences au bureau et de télétravail. Mais tout le monde n’a pas la chance d’être son propre patron et de travailler dans un sect

Des nouvelles!

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Julie est chroniqueuse et reporter pour l'émission Ma curieuse cité, sur la chaîne MAtv Montréal. Chaque semaine, un nouveau thème permet à l'équipe d'approfondir divers sujets toujours reliés à l'effervescence du grand Montréal. En voici un exemple: Reportage de Julie sur Les forges de Montréal à 25 min.: https://matv.ca/montreal/mes-emissions/ma-curieuse-cite/tradition---fait-maison Julie aura également la chance de collaborer à l'été 2020 à une deuxième saison de l'émission Mon île, mon quartier sur les ondes de MAtv Montréal! L'objectif? Vous faire découvrir des quartiers méconnus de Montréal. Les tournages débuteront à la mi-mai. Restez bien branchés pour plus de détails!

La déroute des "mères à boutte"

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Récemment, Canal Vie proposait une toute nouvelle émission intitulée « Mères à boutte ». Au menu de cette docu-réalité, 5 femmes aux réalités différentes que les téléspectateurs suivent dans leur quotidien, évidemment, le plus imparfait possible. À la lumière du visionnement de presse, Évelyne Charuest, critique culturelle à l’émission « Gravel le matin » sur les ondes de Radio-Canada, a émise l’hypothèse qu’être une « mère à boutte », de nos jours, était peut-être devenu un privilège. Cette opinion m’a laissé perplexe. Quel privilège y a-t-il à crier haut et fort que parfois, nos enfants, on n’est juste plus capables de les endurer? Puis, je suis allée voir le spectacle de Bianca Longpré, la légendaire « Mère ordinaire » et conjointe de l’humoriste François Massicotte, qui fait un tabac présentement, tant en salle que sur les réseaux sociaux. Bianca Longpré a bâti ce qui est devenu sa business sur le fait que les photos idylliques de mamans avec leur progéniture sans tâches (dan

22 juin 2018

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Je viens de passer la journée avec ma mère et mon fils à Sorel. Mon petit de presque 6 mois a amusé tous les passants au parc où nous nous trouvions en tentant de ramper, tel un bambin qui apprend à nager en faisant la danse du petit chien. Puis, nous nous sommes déplacées vers le nouveau restaurant gastronomique du coin, celui dont tout le monde parle et dont la terrasse surplombe le St-Laurent. Nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil, mon ti-loup s’endormant avec son plus beau visage, celui d’un ange, dans les bras de sa grand-mère émue. J’ai pris une photo. Tsé, le genre de journée parfaite d’un congé de maternité « rêvé »?    Vendredi soir 21h. Je roule vers Montréal, avec en tête la sérénité de ce jour béni. La radio est allumée, comme toujours. Au micro, René Homier-Roy interviewe Anthony Kavanagh pour un « Grand entretien ». Kavanagh me laisse plutôt indifférente, mais je m’ennuie tellement d’Homier-Roy, de sa verve, de son élocution, de ses connaissances, q

Voici un extrait du prochain livre de Julie:

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Toi et moi, on est comme deux personnages d’un roman de Réjean Ducharme. L’hiver de force, tiens. Tout comme les protagonistes de l’univers Ducharmien, on refuse de vieillir. On est condamnés à être des enfants dans un corps d’adulte, avec une vie pour un vide d’adulte, que l’on subit sans accepter. Notre force, c’est qu’auprès de l’autre, on a trouvé refuge. On s’est inventés une langue, un monde sans punitions. Ensemble, on reste des enfants derrière les portes closes. Personne ne sait. Personne ne sait combien nous sommes vulnérables, combien nous avons besoin de l’autre pour survivre. Le monde extérieur est rempli d’adultes mal intentionnés qu’il nous faut berner. Personne ne connaît la mesure de notre fragilité, celle que nous exprimons le soir sur l’oreiller. Dans ce gouvernail qu’est notre lit, on cherche à se garder dans le droit chemin. Celui qu’on a choisi lorsque les lumières se tamisent et que les cris du jour ne franchissent plus le portail de nos pensées. Sous la douille

Des nouvelles de ta crevette

Bonjour maman, C’est ta crevette qui t’écrit. Je sais que je m’accroche et que ça te fait peur. Je sais que tu t’étais donné trois mois avant de commencer à angoisser sur mon arrivée, mais je veux juste te dire que je suis là pour rester. J’ai ce goût de vivre, maman, tu ne peux pas t’imaginer! J’aurai les yeux de ton amoureux, pétillants comme le feu, et je courrai dès que je le pourrai jusqu’au milieu de la ruelle, en rigolant, en titubant, en te regardant te demander comment as-tu pu réaliser ce petit exploit en culottes courtes! Te dire que je ne prendrai pas de place, ça, je ne peux pas. Je chantonnerai dès mon plus jeune âge et dès que je le pourrai, j’irai tambouriner dans le studio de mon père! Je ne suis pas né pour ne pas faire de bruit. J’ignore si je serai musicien mais j’ai l’ambition de le devenir. Je suis désolée maman, moi, les écritures, ce n’est pas mon fort et reprendre la compagnie de ton papa, ce n’est pas ce que j’attends de cette vie. Mais n’aies crainte, je

Vincent

Ce soir, c’est la pleine lune. Alors je t’avise d’emblée, il se peut que je dise des choses que demain je regretterai. Il se peut que je file jusqu’au bout de mes pensées, ce n’est pas ma faute, tu ne m’as jamais permis de le faire pendant ou après notre séparation. Ce soir, la lune m’empêche de dormir, elle m’éclaire d’un filet de lumière doux-amer que je veux suivre. Il y a aussi ce petit être que je berce et qui me tient éveillé. Je ne sais si c’est elle ou la fatigue qui exacerbe mon envie de me mettre en abîme, mais je dois t’avouer que parfois, quand je tiens Émilie dans mes bras, j’ai l’impression qu’elle est de toi. Oui, Émilie. Je sais que tu as appelé ton fils Émile. C’est ton père qui me l’a dit. Il m’a appelé par mégarde, il voulait téléphoner à Julie, l’autre, la tienne. Il s’est trompé entre la nouvelle et l’ancienne. C’est ainsi qu’il m’a avoué que tu avais eu un enfant. J’ai toujours voulu appeler mon fils Émile, comment l’as-tu su? Je ne te l’avais jamais dit.