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Des nouvelles!

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Julie est chroniqueuse/reporter pour l'émission Ma curieuse cité sur les ondes de MAtv Montréal. Chaque semaine, un nouveau thème permet à l'équipe d'approfondir divers sujets toujours reliés à l'effervescence du grand Montréal:

Chronique de Julie à 49 min.:

https://www.matv.ca/montreal/mes-emissions/ma-curieuse-cite?fbclid=IwAR0uSfUNFqtsSJA9Jn-M3qnSDH1x28xhoJ5XuryRjFsIgJmvsyK68Om5728

Reportage de Julie à 24 min. 45 sec.:

https://www.matv.ca/montreal/mes-emissions/ma-curieuse-cite/parcs-et-espaces-verts

Julie collabore également à l'émission Ma parole! Elle a le privilège de s'exprimer sur différents aspects de la vie Montréalaise:

http://matv.ca/montreal/mes-emissions/ma-parole/videos/5720226604001
http://matv.ca/montreal/mes-emissions/ma-parole/videos/5742268626001

Voici le pilote qui a permis à Julie de faire partie de la grande famille MAtv (chronique de Julie à 22 min. 30 sec.): http://mp4.matv.ca/benevoles_8.html

Julie est également en période d'écriture pour s…

La déroute des "mères à boutte"

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Récemment, Canal Vie proposait une toute nouvelle émission intitulée « Mères à boutte ». Au menu de cette docu-réalité, 5 femmes aux réalités différentes que les téléspectateurs suivent dans leur quotidien, évidemment, le plus imparfait possible. À la lumière du visionnement de presse, Évelyne Charuest, critique culturelle à l’émission « Gravel le matin » sur les ondes de Radio-Canada, a émise l’hypothèse qu’être une « mère à boutte », de nos jours, était peut-être devenu un privilège. Cette opinion m’a laissé perplexe. Quel privilège y a-t-il à crier haut et fort que parfois, nos enfants, on n’est juste plus capables de les endurer?
Puis, je suis allée voir le spectacle de Bianca Longpré, la légendaire « Mère ordinaire » et conjointe de l’humoriste François Massicotte, qui fait un tabac présentement, tant en salle que sur les réseaux sociaux. Bianca Longpré a bâti ce qui est devenu sa business sur le fait que les photos idylliques de mamans avec leur progéniture sans tâches (dans le …

22 juin 2018

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Je viens de passer la journée avec ma mère et mon fils à Sorel. Mon petit de presque 6 mois a amusé tous les passants au parc où nous nous trouvions en tentant de ramper, tel un bambin qui apprend à nager en faisant la danse du petit chien. Puis, nous nous sommes déplacées vers le nouveau restaurant gastronomique du coin, celui dont tout le monde parle et dont la terrasse surplombe le St-Laurent. Nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil, mon ti-loup s’endormant avec son plus beau visage, celui d’un ange, dans les bras de sa grand-mère émue. J’ai pris une photo. Tsé, le genre de journée parfaite d’un congé de maternité « rêvé »? Vendredi soir 21h. Je roule vers Montréal, avec en tête la sérénité de ce jour béni. La radio est allumée, comme toujours. Au micro, René Homier-Roy interviewe Anthony Kavanagh pour un « Grand entretien ». Kavanagh me laisse plutôt indifférente, mais je m’ennuie tellement d’Homier-Roy, de sa verve, de son élocution, de ses connaissances, que je reme…

Voici un extrait du prochain livre de Julie:

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Toi et moi, on est comme deux personnages d’un roman de Réjean Ducharme. L’hiver de force, tiens. Tout comme les protagonistes de l’univers Ducharmien, on refuse de vieillir. On est condamnés à être des enfants dans un corps d’adulte, avec une vie pour un vide d’adulte, que l’on subit sans accepter. Notre force, c’est qu’auprès de l’autre, on a trouvé refuge. On s’est inventés une langue, un monde sans punitions. Ensemble, on reste des enfants derrière les portes closes. Personne ne sait. Personne ne sait combien nous sommes vulnérables, combien nous avons besoin de l’autre pour survivre. Le monde extérieur est rempli d’adultes mal intentionnés qu’il nous faut berner. Personne ne connaît la mesure de notre fragilité, celle que nous exprimons le soir sur l’oreiller. Dans ce gouvernail qu’est notre lit, on cherche à se garder dans le droit chemin. Celui qu’on a choisi lorsque les lumières se tamisent et que les cris du jour ne franchissent plus le portail de nos pensées. Sous la douille…

Des nouvelles de ta crevette

Bonjour maman,
C’est ta crevette qui t’écrit. Je sais que je m’accroche et que ça te fait peur. Je sais que tu t’étais donné trois mois avant de commencer à angoisser sur mon arrivée, mais je veux juste te dire que je suis là pour rester. J’ai ce goût de vivre, maman, tu ne peux pas t’imaginer! J’aurai les yeux de ton amoureux, pétillants comme le feu, et je courrai dès que je le pourrai jusqu’au milieu de la ruelle, en rigolant, en titubant, en te regardant te demander comment as-tu pu réaliser ce petit exploit en culottes courtes! Te dire que je ne prendrai pas de place, ça, je ne peux pas. Je chantonnerai dès mon plus jeune âge et dès que je le pourrai, j’irai tambouriner dans le studio de mon père! Je ne suis pas né pour ne pas faire de bruit. J’ignore si je serai musicien mais j’ai l’ambition de le devenir. Je suis désolée maman, moi, les écritures, ce n’est pas mon fort et reprendre la compagnie de ton papa, ce n’est pas ce que j’attends de cette vie. Mais n’aies crainte, je te …

Vincent

Ce soir, c’est la pleine lune. Alors je t’avise d’emblée, il se peut que je dise des choses que demain je regretterai. Il se peut que je file jusqu’au bout de mes pensées, ce n’est pas ma faute, tu ne m’as jamais permis de le faire pendant ou après notre séparation. Ce soir, la lune m’empêche de dormir, elle m’éclaire d’un filet de lumière doux-amer que je veux suivre. Il y a aussi ce petit être que je berce et qui me tient éveillé. Je ne sais si c’est elle ou la fatigue qui exacerbe mon envie de me mettre en abîme, mais je dois t’avouer que parfois, quand je tiens Émilie dans mes bras, j’ai l’impression qu’elle est de toi. Oui, Émilie. Je sais que tu as appelé ton fils Émile. C’est ton père qui me l’a dit. Il m’a appelé par mégarde, il voulait téléphoner à Julie, l’autre, la tienne. Il s’est trompé entre la nouvelle et l’ancienne. C’est ainsi qu’il m’a avoué que tu avais eu un enfant. J’ai toujours voulu appeler mon fils Émile, comment l’as-tu su? Je ne te l’avais jamais dit. Lorsque…

180 rue Des Espoirs

Devant moi, la maison en briques rouges et blanches qui m’a vu grandir. À la fois tragique et rassurante, fragile et massive avec son portail d’entrée noir jais, c’est une maison de quartier tout ce qu’il y a de plus banale mais dans mon esprit, c’est la plus majestueuse des environs parce qu’elle se tient droite, sans ambages. Il s’agit de mon ancre au port de mes rêves, c’est une marée d’aspirations souvent déçues et parfois comblées. C’est une vue sur ma joie de vivre précoce et mon innocence qui s’éteindra à jamais. En face de ma maisonnée, trône une enseigne un peu trop grande sur laquelle il est écrit « À vendre ». Je ne peux pas croire que c’est fini, que je vais perdre ce lieu, celui où je me sens le mieux au monde. Tant de choses ont débuté ici et se sont terminées à la cime de ce toit… Je suis là en cette fin de journée pour admirer une dernière fois ce refuge tant chéri. Ces murs chuchotent une histoire par leurs bouches d’autrefois et je suis présente pour l’entendre. Les f…